Alzheimer: Do Ghosts Cry? | home
Sans espoir
La Maltraitance
Un texte vieux de 2000 ans nous laisse peu d'espoirs:
Nous sommes dans la période la plus douloureuse de notre souvenir.
Voici un homme qui aurait dit
"tu aimeras ton ennemi"
Beau programme politique, il avance sur la route et " à mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin"
Une semaine plus tard "les hommes qui le gardaient se moquaient de lui et le maltraitaient. Ils lui avaient voilé le visage et ils l'interrogeaient : Fais le prophète! Qui est-ce qui t'a frappé?"
Elisabeth Schwartzkopf raconte sans gène particulière qu'elle était une "Hitler mädchen", de ces jeunes filles hystériques tendant la main vers Hitler.
Dans une Maison, qu'elle soit de Retraite, de Scolarité, Militaire, vous n'empêcherez jamais la Maltraitance et le plus dangereux est qu'il faut se guérir de l'illusion que vous allez repérer le futur maltraitant au fait qu'il a un faciès patibulaire, qu'il pue du bec, ça serait trop facile. Le maltraitant c'est comme la bête infectée par la Maladie de la Vache folle, lorsque vous le saurez, vous en êtes déjà au stade où il vous faudra abattre tout le troupeau et avertir votre banquier qu'il va y avoir des comptes à payer.
Par contre par la discipline, la méthode, l'intelligence, vous pouvez contenir la Maladie de la Maltraitance folle.
Si les professeurs de vos enfants sont assez sages pour ne plus jamais recevoir un enfant seul à seul dans une pièce, si nos fonctionnaires de Dieu (merci Drewermann) savent qu'un homme ne peut pas être exposé seul face à la tentation, alors on doit pouvoir être intelligent même en milieu hospitalier.
Je cite un peu une thèse qu'une correspondante de Gerialist m'a autorisée à lire, il ne faut plus voir le personnel hospitalier dans l'optique de saintes personnes se dévouant pour l'amour du prochain.
La maltraitance est partout et en chacun de nous. J'avais 19 ans, le travail à la ferme est dur, il faut faire vite, jamais le temps, cette saloperie de veau renverse encore une fois le seau de lait, je lui cogne la tête contre le montant. Le lendemain il était mort.
Si j'approche la main vers le visage de maman pour relever une mèche, elle monte la main comme un gosse qui veut se protéger d'une gifle qui va venir.
C'est les rameaux et Pâques. Nous sommes une bien curieuse civilisation qui ose célébrer un souvenir qui nous rappelle à quel point nous sommes dégueulasses.