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Le Moi Acceptable


 
Un <<Moi>> acceptable.
Ce texte est né de la réflexion à la vue d'un programme de la BBC sur la naissance du phénomène du fascisme. On croit tout savoir !!!
Cette présentation montrait que l'eugénisme du nazisme était né de 3 éléments :
La désorganisation totale de la structure administrative
Une lettre anodine d'un parent (juif?) demandant à Adolf Hitler la permission de mettre fin à la vie de son enfant handicapé.
L'autorisation donnée par Adolf Hitler par la voie d'un subordonné qui transforma une autorisation ponctuelle en politique, avec en plus le principe de subsidiarité, chacun agissait au niveau local sans référer à l'administration centrale supérieure.
Gérontosophie : que reste-t-il lorsqu'il ne reste rien ?
Vieillissant, je me retrouve avec surprise marchant dans les traces de ceux qui ont fait le même voyage bien avant moi.
Pourquoi est-ce que j'ai dû tomber dans les mêmes trous, m'accrocher aux même épines, me perdre dans les mêmes dédales?
Notre première vie consiste à bâtir notre image, notre <<moi>>
Bâtissant mon <<moi>>, je bâtis, et mon reflet, et mon ombre.
Puis, les malheurs aidant, le reflet va se ternir. Comme les feuilles tombent de l'arbre, les vanités tombent de l'homme.
L'homme se retrouve nu, il n'est plus <<moi>>, il est <<lui>>
Que reste-t-il à la fin ?
Les honneurs sont partis en fumées de vanités?
Les pouvoirs aux mieux auront été transmis si ils ne m'ont pas tué avant.
Les ambitions n'existent plus qu'en rêve.
Les désirs sont fondamentaux.
Que reste-t-il lorsqu'il ne reste rien ?
C'est là que les choses se compliquent. Il reste ce qui est décrit dans tous les livres, que cela soit le Talmud  ou les autres dont les noms m'échappent, il reste l'incompréhensible, il reste l'amour.






Je me dois de citer le grand Maître :

<< L'amour est à l'homme ce que la bicyclette est au phoque arctique>>.

Je ne résiste pas au désir de radotage :

<< un sage, à sa mort arrive au Paradis

Il frappe à la porte

Une voix dit

Qui est là ?

Il répond

<< moi, mon Dieu

et est renvoyé sur terre

l'histoire se développe en cycles jusqu'au jour ou le sage frappant à la porte répond à la question :

<< qui est là ?
<< toi, mon Dieu

et c'est probablement cela une vie, arriver au jour à ce dénuement qui permet d'accepter l'autre.

Ceci a été exprimé dans la phrase :

<< l'homme est une syllabe du mot dieu>>

N'est-ce pas étrange que maman, ne faisant pas clairement la différence entre un cube de bois et une banane, se nourrissant ait le réflexe automatique de la partager avec ceux qui sont autour. Est-ce que je ferai de même ?



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