Un coup à gauche
Un coup à droite
Un coup trop loin
Un coup trop près
Et pan au milieu
Les artilleurs de 14-16 travaillaient comme cela.
Curieusement les enfants dont de même, sans même le savoir
Ils font les mathématiques de l'itération à 8 ans et ils ne le savent pas.
Vers 8-10 ans on demande aux enfants de trouver
6 + ? = 10
et ils doivent trouver la valeur de ce point d'interrogation.
Curieusement si vous écrivez
6 + x = 10
ils n'y arrivent pas.
Certains enfants ne comprennent même pas où est le problème, ils donnent tout de suite la bonne réponse, ce qui est gênant pour la suite de leur développement.
Beaucoup d'enfants mettent un chiffre, plus ou moins au hasard et voient ce qui arrive.
Puis si ça ne marche pas, ils mettent un autre chiffre.
Ce qui nous semble curieux à nous, c'est que si un enfant dit que la réponse est 5 et qu'il voit que ça ne marche pas, il arrive qu'il essaie ensuite six. C'est donc du pur hasard sans logique.
Ce que l'enfant fait sans le savoir c'est des mathématiques itératives.
Lorsqu'on ne sait pas comment calculer la bonne réponse, on essaie un chiffre au hasard et on voit ce qui arrive.
Ce qui est un peu la définition même du traitement médical de " docteur, j'ai mal à la gorge ", si le médicament " aaaa " ne marche pas, on essaie " AAA " ou " bbb " sans chercher la logique.
Les maths avec le système d'itération étaient utiles dans les années 1700-1800 lorsque la théorie était encore balbutiante.
Puis la théorie s'améliorant, on trouvait la réponse par logique, non plus par hasard.
Puis les ordinateurs puissants sont arrivés et cela n'avait plus aucune importance si le calcul prenait 100 pages de lignes de calcul. On mettait le problème le soir
Qdfgfhbsqdpôjdfoijqfoijh = 10
Et au matin, on trouvait le résultat pondu par l'ordinateur.
Ce qui est intéressant est que les maths itératives sont une partie de notre vie, à tout moment.
Lorsque nous avons appris à faire du vélo, on tombait à gauche, on tombait à droite, puis un jour on ne tombait plus.
Lorsqu'on fait du roller, pareil.
Mieux encore, au volant, vous voulez dépasser le crétin devant vous qui roule à 60 à l'heure alors que la limite est de 50.
Vous vous penchez à gauche et vous regardez. Que fait le cerveau à ce moment ?
Est-ce que vraiment il calcul votre vitesse, la vitesse lu véhicule devant, la longueur disponible pour dépasser, la vitesse à laquelle arrive la voiture en face ?
Peut-être.
Il est beaucoup plus probable que le cerveau plonge dans votre banque de mémoire et qu'il compare votre situation avec toutes les situations vécues.
Si le cerveau trouve un groupe de situations vécues ou le dépassement a été réussi, vous dépassez.
Si le cerveau trouve des situations négatives, vous attendez.
Si le cerveau est en doute, votre raisonnement logique prend le dessus et vous évaluez entre les solutions négatives et les solutions affirmatives et vous choisissez de dépasser ou attendre.
Selon votre niveau de testostérone, vous choisirez toujours de dépasser, ou toujours d'attendre.
Comme disaient mes Maître, nous sommes tellement plus intelligents que nous le croyons, si seulement nous voulions utiliser notre corps et notre cerveau. A 14 ans nous avons crié d'horreur lorsque notre prof de français nous a dit que nous pouvions retenir une page de texte en 5 minutes.
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