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Un Maître
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Un Maître
Tu Honoreras la Femme:
Un Grand Maître : Yves Saint-Laurent
Quel privilège notre génération
A reçu,
Que de vivre, saison par saison
Les créations des grands artistes couturiers
Quel privilège que d'être né sous Dior
D'avoir vécu Givenchy
D'avoir suivi avec émerveillement
Yves Saint-Laurent
Et pourtant, l'écoutant
Parler de la libération de la femme,
Je doute.
Autant je suis émerveillé par son œuvre pour la femme
Pour que la femme se révèle à elle même et à nous
Pour que la beauté ne soit plus un luxe inutile
Mais une part de notre vie, de partout
Autant je doute que ces créations aient libéré la femme
Peut-être l'œuvre était-elle impossible
Le corps de la femme est un paradoxe
Le corps de la femme résume en une ligne
Le plus beau, le plus merveilleux, le plus enchanteur
Et pourtant le corps de la femme
Est un terrible compromis mal foutu
Ou le fonctionnel doit apparaître comme frivole
Une solution a un problème qui n'en a pas.
Dans les années oubliées
Un homme d'expérience, un homme du Monde
Recommandait à un jeune homme fou d'amour
De regarder les coudes de la bien-aimée
Enfin il faut comprendre qu'à cette époque les genoux n'étaient pas visibles;
Le Grand Architecte de la femme a du avoir des moments de distraction
Ou Bacchus aurait-il contribué?
Car on ne peut pas dire que l'articulation du coude et du genoux
De la femme soit un exemple de ligne réussie.
De tous temps les créateurs ont été conscient
De la difficulté à suivre la ligne qui va du bras
A l'épaule vers le torse, en passant pa( l'aisselle.
Du point de vue artistique
C'est une réussite de ligne, surtout par l'utilisation du creux de l'aiselle
Là où on attendait une surface amorphe
Mais pour le couturier c'est un cauchemar
Aucun vêtement ne peut suivre cette ligne.
La solution est alors un drapé enveloppant
Avec une ligne tombée
Ou la solution adoptée aujourd'hui qui est un désastre esthétique
La dénudation de l'articulation épaule-aisselle
Qui ne permet jamais au vêtement
De s'associer au mouvement du corps de la femme.
La liberté de la femme
Ces grands créateurs lui donne
La liberté d'être belle en sa beauté personnelle
De trouver dans le vêtement
A la fois le support et le message
De ce qu'elle porte de plus beau en elle.
Pourtant la beauté du vêtement
La beauté de la ligne de la robe
La richesse du tissu
L'émerveillement des couleurs
Est-ce une liberté pour la femme
Ou une contrainte
Qui l'emprisonne
Pour nous, les hommes
Les grands couturiers ont donné à la femme
Une liberté et une beauté qui nous est donné, tout à nous
Mais que reste-t-il à la femme ?
Ns
La relation avec les soucis et préoccupation des THC de <<gerialist>>
Est évidente
Je ne souligne donc pas
Que vieillir
C'est l'inquiétude sur la beauté qui disparaît
Ou disparaîtrait
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