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Diagnostic, ici et là




e diagnostic simplistique
Médecin, Ostéopathie, Psychologie de bazar, Santé et société juillet 15th, 2009
Le diagnostic n’est pas un ensemble de signes cliniques et complémentaires en proportion statisquement significative.

Le mot clef étant étant « statistique » est considéré comme « malade » toute situation hors de la courbe de Gauss. Mais que faire d'autre?

Ce diagnostic simplistique, dont pourrait déjà se charger une machine aux mémoires bien remplies, conviendra à une plante…
et encore en douteront les mains vertes.

Je suis d'accord et pas d'accord; Soit, votre position est juste, mais dans ce monde qui est le meilleur des mondes possibles, il faut abandonner notre besoin de justesse et justice, et par conséquence, accepter les diagnostics assistés par ordinateurs

Le diagnostic est une connexion entre le monde tel que le voit le patient, et des règles biologiques.
Classiquement le premier change comme la lumière un jour de nuages vagabonds,
les secondes évoluent si lentement qu’elles en semblent immuables.

Très très beau, et si bien exprimé; et cela pose la question que vous avez discuté en amphi lorsque vous étiez en étudiant féroce:

Le patient est-il nécessaire au diagnostic ou est- il une gène?

« Continuez à me raconter votre vie pendant que je vous examine… »

L’homme, cédant à la tentation de Prométhée, a inversé la donne:
La machinerie biologique devient un jouet entre ses mains,
tandis que le monde vu par le patient peine à s’adapter
à ces bouleversements réalisés… et plus encore, promis.

C'est si vrai, je vois les patients soient être idiots parce qu'ils croient en  ces feuilles de labo,  soient être idiots parce qu'ils n'y comprennent rien, mais ce n'est rien comparé au médecin qui lit en 5 seconde la feuille et croit avoir compris; Comme ces touristes qui viennent  du  Japon, se font photographier devant la  Joconde et ça y est, ils ont « absorbé » la Joconde. Pourtant toujours cette  fin de paragraphe,  que voulez-vous faire  d'autre devant cette vieille  croute qu'on appelle « La Joconde », que voulez-vous faire d'autre devant  les résultats du labo?
 
La connexion diagnostique établie par le médecin est une triple tâche:
-deviner le monde vu par le patient,

Il faut le dire devant l'assemblée qui vous écoute, mais est-ce vrai, si la vraie  vérité est qu'il faut considérer le malade comme un « cas » et surtout  ne pas entrer dans ses phantasmes?

-découvrir les altérations biologiques,

oui, que faire d'autre, et quel reproche faire à cette approche? Et pourtant  je ne suis pas satisfait, le corps du patient a déjà enregistré dans sa base de données les modifications et a déjà  envoyé les instructions pour réguler ces modifications, alors pourquoi  devons noujs dupliquer ce que le  corps a déjà  fait?

-définir leur interaction, le diagnostic proprement dit.

Le mot qu'il faut a tout pris  taire en médecin a été dit; interaction!!!! Nous  ne savons déjà  pas ce que  nous  faisons avec un médicament, et nos sommes des clowns lorsque nous prétendons  savoir ce qui  va arriver avec un cocktail de 5 médicaments. Mais il faut faire semblant, pour le bonheur  du patient.

La première tâche était bien mieux réalisée jusqu’au siècle dernier.
Dans la chasse à la maladie, comme dans la résolution de la plupart des autres problèmes,
on était au théâtre: L’entretien du médecin avec son malade prenait l’allure d’une tragédie.

L’habitus était tant détaillé que l’obscurité du cabinet semblait se parer
des présences fantomatiques jaillies de la verve libre du patient.
Il était, pour un instant, la vedette de la pièce, avec un auditoire instruit.

Très beau, très vrai, si bien décrit  qu'on a l'impression d'y être;
encore que dans ce théâtre il ne faut  pas  oublier la présence de deux  menteurs,  le patient, le médecin et le troisième, le pire, le script que les acteurs doivent  jouer.

Le médecin était d’autant plus attentif que sa connaissance de la biologie
était fort sommaire
et n’imposait pas trois semaines d’attente
d’un enfournement dans une machinerie compliquée,
délai qui fait se dissiper dans l’esprit des médecins-techniciens
les quelques volutes de son monde que le patient
a eu une minute pour dévoiler.

Si beau, si vrai et pourtant pour vous, homme en-blanc  d'expérience,  vous savez que sans savoir  pourquoi vous savez déjà  avant que le patient  se soit assis  devant vous;  Ce n'est pas une  connaissance sans faille et vous n'en parlez entre médecin que lorsque  vous  arrivez aux digestifs, mais vous  savez que dès que le patient entre, une pont s'établit entre vous  et lui et  et que vous  ne savez comment  mais vous  savez! Même nos chiens et chats vivent cela avec nous

L’analyse biologique, 2ème tâche, a acquis une telle bougeotte,
qu’elle occupe presque entièrement l’esprit du diagnosticien moderne.
Faisons l’analogie avec, au foyer, l’actualité télévisuelle tellement variée
qu’elle empêche la famille de percevoir sa propre actualité

C'est vrai, et je me souviens de nos  espoirs des années 8O, que la machine d'analyse serait notre assistant immédiat; C'est faisable, c'est déjà fait, mais que d'intérêts en jeu

Le diagnostic est réduit à une annonce biologique.
Le patient, tentant désespérément de faire le lien avec son monde personnel,
cherche, seul, sa fiche d’anomalies techniques à la main,
les âmes conseillères qui vont pouvoir donner de l’émotion à cette liste.

C'est si vrai! Et pourtant votre premier devoir est de  protéger vous et les vôtres et  ceci vous interdit d'entrer dans les brouillards du  patient. Votre situation est celle du passant  qui passe au  pied du  Mont du Crane, regarde les crucifiés, trouve qu'ils sont biens ennuyeux aujourd'hui et attirent trop  les mouches et vous  devez passer votre chemin pour éviter les mouches. Les curés apprenaient cela, à  écouter les confession s des pécheurs et ne pas  sortir du c confessionnal en sentant la merde.

Ils rencontrent dans le brouhaha des forums d’autres errants passés ou présents,
mais trouveront plutôt leur directeur de conscience
dans leurs lectures philosophiques,
les samaritains de l’esprit survivant heureusement dans leurs oeuvres.

Oui, et cela suffirait pour anoblir  Internet

Est-ce vraiment la Science qui a scindé la médecine
entre allopathie et paramédecines?

Ou est-ce la médecine qui a tranché toute seule son corps siamois,
séparant les tragédies mentales et biologiques,

opposant les thérapeutes de l’esprit,
auto-convaincus de la réalité physique de leurs tours de passe-passe,

et les thérapeutes de la biochimie,
auto-persuadés qu’en respectant une éthique en 10 commandements,
ils traitent la globalité du patient?

Et si c'était le patient qui demandant à la pythie la solution à ses problèmes, provoque ces réponses absurdes dont la vérité ne se révèlera que lorsque l'erreur aura fait son fruit?